L'entreprise orthopédique ouest-flandrienne VIGO lance sur le marché le premier fût pour prothèse imprimé en 3D. Après deux ans d'expérimentation, l'équipe d'innovation de VIGO a donné le feu vert pour la production. Grâce au nouveau processus digital et à l'impression en 3D, les fûts pour prothèse s'adaptent encore mieux au moignon et sont très confortables. Le champion paralympique Sven Decaesstecker et le champion belge d'athlétisme David Delespesse font déjà l'éloge de leur nouveau fût de prothèse imprimé en 3D.

VIGO - Fév 2020

Un aspect crucial des patients qui ont dû subir une amputation est l'adaptation parfaite du fût de leur prothèse. Celle-ci doit parfaitement s'adapter au moignon. Jusqu'à aujourd'hui, ce travail est réalisé de façon artisanale. Les spécialistes techniques prennent une empreinte en plâtre du moignon, remplissent le manchon de plâtre et le travaillent manuellement pour lui donner forme. Cette forme est utilisée comme moule pour produire le fût de prothèse finale en résine. Ces deux dernières années, le leader de marché en orthopédie technique VIGO, de Wetteren, a digitalisé ce processus de production.

De l'artisanat à la technologie digitale

Cette nouvelle méthode a permis de rendre la prise de mesure d'une nouvelle prothèse bien moins lourde. Rikus Van Der Meulen, manager technique chez VIGO, nous explique : « Désormais, nous pouvons nous passer du plâtre pour prendre les mesures. Au lieu de cela, le scanner 3D prend une image très détaillée du moignon. Ensuite, grâce a un logiciel spécifique, nous adaptons le modèle jusqu'à obtenir la forme finale du fût de prothèse. Nous recherchons un ajustement parfait et le plus grand confort d'utilisation. L'ensemble du processus est plus rapide et plus agréable pour le patient. »

Une prothèse qui sort de l'imprimante

Après la numérisation, l'ordinateur convertit l'image digitale du moignon en modèle 3D du fût de prothèse. Auparavant, un travail de dessin manuel était nécessaire. Aujourd'hui, le logiciel développé par l'équipe d'innovation de VIGO fait la conversion. Et l'imprimante 3D fait son travail. Elle imprime le modèle en 3D avec une très grande précision. Le fût de prothèse qui sort de l'imprimante s'adapte parfaitement. VIGO a réussi à créer un produit développé avec les plus hauts standards, qui est donc prêt à être lancé sur le marché.

Agréable et confortable

De nombreux patients ont collaboré avec enthousiasme aux tests des nouvelles prothèses. Parmi eux, l'ancien nageur paralympique Sven Decaesstecker et le champion belge d'athlétisme David Delespesse. Ils ont été les premiers à marcher avec les fûts de prothèse imprimés et ne le regrettent pas une seconde. « La prothèse s'adapte au moignon avec une précision encore plus grande et semble plus légère. Elle est donc plus agréable à porter, », confie David qui a perdu ses deux jambes jusqu'aux genoux en 2001 à cause d'un accident de train. Gagnera-t-il de nouvelles compétitions avec cette nouvelle prothèse ? David : « C'est encore un fantasme ; pendant les compétitions, les fûts de prothèse sont mis à rude épreuve, et c'est pourquoi elles subissent encore des tests aujourd'hui.

Une chaussure trop grande

David a maintenant une grande expérience des fûts de prothèse imprimés en 3D : « Une prothèse se sent différente chaque jour. La température, les irritations, la surcharge… tout cela exerce une influence et peut occasionner une douleur ou de petites blessures, » précise-t-il. « La première fois que j'ai porté ma prothèse 3D, j'ai tout de suite constaté qu'elle s'adaptait beaucoup mieux au moignon. Aujourd'hui, je suis bien plus stable. C'est comme porter une chaussure qui s'adapte parfaitement ou une autre qui est un peu trop grande. Vous pouvez marcher avec des chaussures trop grandes, mais si elles sont adaptées c'est bien plus confortable.

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